Pandore (6')

pour choeur mixte a capella

2018

Artiste plasticienne, sculptrice, réalisatrice, Niki de Saint Phalle est également célèbre pour son militantisme en faveur du droit des femmes et des noirs américains. C'est à cette figure incontournable du XXe siècle que Fabien Waksman et moi-même avons voulu rendre hommage. 

 

Pandore trouve sa source dans une longue lettre de l'artiste destinée "à Pontus, (s)on ami imaginaire" dans laquelle elle livre au lecteur ses souffrances passées et ses joies actuelles. La lettre s'achève par la révélation de l'existence d'une boîte magique que seule Niki pouvait voir, et qui contiendrait tous les secrets de son âme.

Après une première partie intimiste en forme de confidence, le discours d'anime, le choeur s'organise en strates superposées au-dessus d'un ostinato modal qui mènera à un premier climax lorsque Niki se retrouvera en face d'elle-même, parlant à son reflet. Le retour du caractère intime initial laisse la place à trois élans successifs qui conduiront au sommet expressif de la pièce. Niki dévoile alors le contenu de sa boîte de Pandore. Une soprano solo énonce alors la mélodie de l'ostinato central jusqu'à sa disparition, comme si Niki avait refermé sa boîte magique et que nul n'y avait plus accès.